
pour Monial
Réalisé en freelance pour Jean-Luc Barde / les éditions Les Idées Claires
Pays gaulois de forêts qui coiffent les sommets arrondis, de collines où paissent les troupeaux tranquilles, de grands champs nourriciers où nichent de robustes fermes, la vigne fut plantée là au XIIéme siècle par les moines cisterciens de l’Abbaye de Clairvaux.
Parmi la quarantaine de granges forestières, agricoles ou viticoles dont l’abbaye essaima la contrée, le Cellier aux Moines de Colombé-le-Sec abritait les moines convers qui élaborèrent les premiers vins de la Côte des Bar.
L’effervescence se signalait déjà par ses vins qualifiés de « messire pétars » car ils faisaient sauter les bondes des tonneaux. Défendu en 1911 par l’impétueux Gaston Cheq qui oeuvra farouchement au rattachement de l’Aube à l’appellation Champagne, ce « pays », selon Jules Michelet « de sobriété, de réflexion, à l’esprit civilisable », est désormais la terre d’élection de grands champagnes appréciés dans le monde entier.
Depuis plus de huit siècles, à Colombé le Sec, les colonnes gothiques du cellier aux moines abritent les récoltes. Établi sur un sol argilo-calcaire typique de la Côte des Bar, le vignoble est planté aux 2/3 en pinot noir, le dernier 1/3 en chardonnay.
Au coeur du vignoble champenois, la propriété abrite également un gîte, situé dans le corps de ferme.


Photos : Jean-Luc Barde
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