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Un retour sur le REC

Bonsoir à tous et à toutes

Je tenais à remercier l’organisation des Rencontres de l’Esprit Critique qui se sont tenues à Toulouse les 22 et 23 avril, de la tenue de ce merveilleux salon du scepticisme et de l’esprit critique, à deux pas de chez moi en plus ! Pour moi qui suis auteur de BD, c’est vraiment comme le salon d’Angoulême du scepticisme : des conférences et tables rondes et ateliers incroyables, des stars venues des quatre coins du globe, des copains qu’on ne voit pas durant l’année, des bons coups, des rigolades… et des polémiques.

J’aurais dû mal à citer tous ceux et toutes celles que j’ai rencontré en vrai alors que je les connais par leurs profils électronique ou leurs chaines depuis des années ! Élisabeth Feytit, Stéphanie de Vanssay, Cyril Gambari/DGNR, Serge Bret-Morel, mais aussi Agyrtis, Christophe Michel, Jean-Michel Abrassart, Ghaïs de Geek’n Fit, Romain EBBH, Thomas Durand, Vivien de Cinétique, Gaël Lenimois de la Fidess, Tapyplus, Voodoo_wu, Wolfgang Theurer, David Alosa Oxythan. Il y a aussi les copains et copines que je connaissais déjà et que j’ai revu avec plaisir, Richard Monvoisin, Nicolas Martin, Lo Pimfloyd, Sohan Tricoire, toute l’équipe des Rasoirs d’Oc, etc. et bien d’autres qui seront tristes que je ne les ai pas cités, mais je vous fais la bise, pour la peine.

Merci à Willy pour cette incroyable expérience et cette organisation merveilleuse, et merci à toutes celles et ceux qui ont participé de près ou de loin par leur investissement rémunéré ou bénévole au montage de cet événement incroyable, dont j’espère fermement qu’il se pérennisera dans les années qui viennent !

En ce qui concerne les polémiques, je pensais n’en rien dire et m’en tenir à une distance surplombante de vieux sage anachorète, mais d’une part j’y pense beaucoup et j’aime bien donner mon avis sur les sujets qui me préoccupent, même si personne ne me demande rien et que tout le monde s’en passerait volontiers, et d’autre part, le récent thread de Jeremy Royaux qui annonce prendre ses distances de la communauté sceptique m’attriste un peu et m’incite à tenter une bouteille à la mer.

Alors je ne suis ni scientifique ni zététicien, je connais assez mal et depuis une date récente la communauté sceptique, donc ce qui va suivre sera bien entendu hautement critiquable, sans doute naïf et maladroit, et à la hauteur d’un penseur de café du commerce, mais si vous pensez que ces considérations sont de nature à m’arrêter, c’est que vous me connaissez bien mal.

L’association Skeptikon, communauté de sceptiques partageant leurs contenus sur un réseau libre et ouvert, s’était abstenue de se faire représenter au REC, notamment en raison de la venue du Youtuber Arnaud Thiry de la chaîne Astronogeek, dont les prises de position leur paraissaient problématiques. Diverses polémiques notamment sur le réseau social Twitter avaient émergé à ce sujet.

Le REC s’est excellement bien déroulé, mais lors de la soirée de clôture, dont l’organisation était assurée par quelques youtubeurs très populaires dont M. Thiry, la polémique à son sujet a été mise en scène de façon humoristique, le représentant devenir progressivement forcené à l’audition du mot « Twitter », ce qui conduisait les organisateurs de la soirée à lui passer une camisole de force et lui administrer piqûres et cachets — de façon humoristique bien entendu.

Cette mise en scène a été peu appréciée par certains assistants et assistantes, et l’accusation de psychophobie a été postée sur Twitter, puis reprise de façon véhémente par des personnes non présentes lors de la soirée, interpellant à ce sujet l’organisation et les financeurs du salon.

A la fin du spectacle, le Youtuber populaire jouant le rôle de M. Loyal s’en est ému et a fait part de son indignation au public, précisant que cette prise de parole serait coupée au montage de la retransmission de la soirée sur la chaîne de l’événement.

S’en est suivi une déferlante de messages sur Twitter, dont ce réseau seul a le secret, mettant à jour les dissensions qui agitent depuis des années la communauté sceptique jusqu’au point de rupture où nous sommes ce soir, 25 avril 2022, faisant apparaître deux scepticismes irréconciliables, pour paraphraser un de nos récents premiers ministres que je m’abstiendrai de qualifier pour ne pas parasiter ce texte.

Étant moi-même membre de Skeptikon, m’étant malgré tout rendu au REC, appréciant certains Youtuber populaires organisateurs de la soirée — j’ai à l’issue de celle-ci sincèrement remercié M. Durand pour son implication dans son organisation et aussi pour avoir présenté mes livres dans plusieurs émissions de sa chaîne — et étant présent à la soirée en question, je commencerai par donner mon sentiment personnel sur ces événements.

Les deux soirées étaient visiblement des animations bénévoles, potaches, pas très « pro » mais dont le but était de donner une pointe de bonne humeur bon enfant à ces journée REC sérieuses et parfois pointues. Sans être très fan des amusements très mainstream, et trouvant parfois les blagues un peu lourdes, j’ai trouvé les soirées réussies, amusantes et distrayantes. Les personnes qui étaient avec moi, pas forcément au courant des polémiques de la communauté sceptiques, se sont beaucoup amusées.

Par contre j’avoue que la présence de M. Thiry m’a mis mal à l’aise du début à la fin des deux soirées.

Je dois reconnaître cependant que je ne le connais pas, je ne regarde pas ses vidéos et que mes préventions à son égard relèvent de l’a priori. Ce que je sais de lui et qui nourrit mon sentiment négatif, c’est qu’il apprécie et collectionne les armes à feu, qu’il a pour ami et apparaît dans les chaînes de Youtubers connus pour être très à droite de l’échiquier politique, qu’il tient des propos désobligeants, voire insultants envers des personnes victimes de violences sexuelles et de viol, minimisant ces faits. Ces informations m’ont toujours rendu enclin à ne pas m’approcher de lui si je n’y étais pas obligé.

Il est vrai que je suis au centre d’une bulle de gauchistes, étant moi-même un éminent représentant du type de vieux gauchiste — anarchiste « soft », défenseur des « sans-papiers », travaillant pour des associations de défense des droits de l’homme, faisant des livres emplis de bien-pensance woke. Peut-être mes informations sur M. Thiry sont-elles biaisées, et mon avis sur lui faussé par mon entourage hostile envers lui ? Si c’est le cas, je m’en excuse auprès de lui. Toujours est-il que dans l’état de mes connaissances à son sujet, je me serais bien passé de sa présence envahissante durant ces deux soirées, qui m’ont été de ce fait non pas entièrement gâchées, mais au moins un peu ternies. Si toutefois les informations que j’ai en tête concernant M. Thiry sont plus ou moins exactes, et s’il s’avère que M. Thiry assume son appartenance à une droite dure, j’avoue que je ne m’explique pas sa présence à une soirée sceptique, dans la mesure où l’extrême droite ne me paraît pas briller par ses capacités de doute, de remise en question et de métacognition (d’autant plus que si j’ai bien compris, la chaîne AstronoGeek est plus une chaîne de vulgarisation que de zététique). S’il ne l’assume pas, quelqu’un dans son entourage devrait lui expliquer que faire des choses d’extrême-droite (comme des collections d’armes), dire des choses d’extrême-droite (comme insulter les victimes des viols plutôt que les agresseurs), avoir des amis d’extrême-droite (comme le Youtuber Code Rheino), cela dessine un profil politique, et que dès lors, il peut soit modifier ses actions, ses propos et son entourage pour être en adéquation avec ses opinions politiques qui ne seraient pas d’extrême-droite, soit prendre conscience de son appartenance à ce groupe politique. Ce qui aurait pour conséquence de ne plus être invité à des événements comme le REC, mais qui réduirait sa dissonance cognitive qui semble le faire souffrir au point d’apparaître psychiatrisé (même pour rire) dans des soirées publiques.

En ce qui concerne l’aspect psychophobe des blagues, j’avoue ne pas être très affûté sur ce sujet. Il est vrai qu’à l’époque de sa splendeur, je riais comme une baleine aux imitations racistes de Michel Leeb, sans me considérer comme raciste (pour ma défense, j’avais huit ans). Maintenant j’en ai honte. Peut-être le public qui a ri de voir un personnage sous camisole physique et chimique, éprouvera-t-il la même honte en y repensant dans quelques années. Je crois qu’il faut le souhaiter. Moi je n’ai pas ri à cause de mes réticences envers M. Thiry, mais peut-être aurais-je ri si cela avait été quelqu’un d’autre contre qui je n’aurais eu de prévention, à sa place. Il y a encore du travail pour les militants de la cause anti-psychophobe.

Bien entendu, le cas d’Arnaud Thiry est un « punctum », un point de cristallisation d’un phénomène plus large, qui est la faille qui se creuse dans la communauté sceptique entre plusieurs types de scepticisme.

En gros entre deux types de contenus : d’un côté, des chaînes très populaires de zététique mettant en scène les biais cognitifs, traitant des sciences de la nature ; d’un autre, des chaînes plus confidentielles mettant en scène des aspects bayésiens, sociologiques et anthropologiques, plus « intellos » et exigeantes. Les secondes faisant reproches aux premières d’avoir des approximations, voire des points de vue problématiques donnant une mauvaise idée de l’esprit critique, voire retournant ce dernier contre lui-même. Les premières se sentant agressées voire harcelées par les secondes, ne les écoutant pas voir allant plus avant dans leurs pratiques réputées problématiques (pour les secondes).

Schématiquement et de façon très grossière (et probablement fautive), j’y vois la traditionnelle séparation entre les gauchistes populaires voire populistes soulevant des foules avec des propos simples voire simplistes mais enthousiasmants, d’une part, et d’autre part les intellectuels de gauches, pointilleux et exigeants, excluant ceux qui ne sont pas dans la ligne de leur groupuscule, pour en arriver à autant de groupuscules que de membres, tous se désolant que les autres refusent de s’unifier derrière leurs lignes, mais qui sont le cœur vivant de l’apparait intellectuel sans qui le corps de la gauche mourrait.

Alors oui, un de mes biais est de considérer tous les sceptiques comme des gens de gauche. La droite, se rangeant derrière des chefs et défendant le droit du plus puissant, ne saurait être sceptique. Les gens qui doutent sont nécessairement des gauchistes. La preuve, c’est que qui, sinon des gauchistes, serait capable d’être autant divisés et de s’envoyer des anathèmes infinis sur Twitter ? Les gens de droite ont autre chose à faire que de s’entre-déchirer sur des questions théoriques. Ils ont des populations à manipuler et des sous à engranger (oui, j’ai une vision très orientée de la droite. Je suis plein de biais, je le sais, je l’assume. Si vous avez des arguments à m’opposer, n’hésitez pas à le faire tant que c’est fait avec courtoisie et bonhomie, je les lirai avec plaisir).

Car voilà le cœur de mon propos : les sceptiques défendent tous la même cause. Mais ce ne sont pas les mêmes. La communauté sceptique pouvait être homogène il y a quelques années, mais le succès même de ses thèses lui a interdit de pouvoir continuer à l’être. Vu la taille de cette communauté, il était inévitable que la diversité de la société humaine vienne s’appliquer à elle.

C’était inévitable. Et au risque de choquer, je dirai que c’est souhaitable.

Une communauté très vaste d’êtres humains suivant tous et toutes la même ligne, ce n’est pas une communauté vivante, c’est une secte dogmatique. La beauté des sociétés humaines, c’est la diversité. Il y a des intellectuels, des populaires, des fins, des larges, des qui trient les perles, des qui déplacent des montagnes, des qui pensent en marchant, des qui marchent en parlant. Et c’est ça qui est beau.

L’exigence des uns irrigue la pensée des autres, la popularité des autres ramène du monde chez les plus confidentiels.

Personnellement, je regardais en dessinant des vidéos de vulgarisation, et j’ai découvert avec délice les chaines de la Tronche en Biais et de M. Sam, puis celle d’Hygiène Mental, puis Meta de Choc, puis plein d’autres, et maintenant je suis chez Skeptikon qui regorge de contenus passionnants, ce qui ne m’empêche pas de continuer à regarder les premières.  Alors bien sûr que c’est compliqué, que des fois vraiment on est pas d’accord, que vraiment des fois les autres ils font pas comme il faut et que si ça se trouve ils sont de droite, ou peut-être que non et que c’est moi qui suis trop dans mon truc et qu’il faut se calmer, mais que quand même j’ai raison et…

… et c’est ça qui garde le cerveau en éveil, qui fait qu’on s’endort pas à ressasser toujours les mêmes trucs. Heureusement qu’il y a plein de nuances des scepticisme. Vous vous rendez compte sinon comme on s’ennuierait ?

Je suis naïf, je sais. Mais pas autant que j’en ai l’air. Je refuse la fatalité d’un communauté sceptique irréconciliable. Aussi j’en appelle, non à une grande communion confraternelle — bien qu’elle ait eu lieu d’une certaine façon au REC, bénies soient ces rencontres — mais au moins à une confrontation fructueuse et distanciée. Distanciée, je veux dire, dans un cadre où chacun et chacune soit capable de prendre de la distance avec les théories et pratiques de l’autre, ainsi qu’avec les siennes propres. Pour reprendre un terme galvaudé mais qui conserve ma tendresse, une cohabitation dans le vivre-ensemble. Un vivre-ensemble sceptique et zététique, dans lequel la confrontation soit une chance et non un drame. Une disputatio plutôt que des shitstorms. Comme en science, quoi.

Bien entendu, le pire ennemi d’un tel appel à la pacification, c’est Twitter. C’est un outil de communcation formidable mais aussi un véritable amplificateur de drama. Néanmoins, j’adore ce truc. Cela dit, par pitié, faisons-en un usage d’adultes.

N’aurait-il pas été plus sage, plus efficace, plus fructueux et plus adulte de noter l’aspect potentiellement problématique de telle blague à tel événement, sans insulte et sans taguer les financeurs du seul événement sceptique d’ampleur en France, au risque de compromettre les prochaines éditions ? Était-il utile de s’en émouvoir publiquement immédiatement et en public, sachant que cela allait immanquablement provoquer une avalanche de réactions épidermiques des deux côtés ? Est-il raisonnable de faire de longs threads pour expliquer comme ils sont bêtes et méchants les autres alors que nous on est si gentils et que tout le monde nous harcèle ?

Non. Je ne crois pas.

Aussi, je pense qu’il serait utile à tout le monde de s’auto-appliquer un code de conduite sceptique sur Twitter, excluant les insultes, le harcèlement et l’agressivité. Tout peut être dit à froid, de façon analytique et posée. En général, si on souhaite résoudre les problèmes, c’est beaucoup plus efficace. Si on souhaite juste tromper sa solitude en participant à un grand pugilat numérique, évidemment c’est une autre histoire. Mais dans ce dernier cas, mieux vaut sortir et boire des coups avec des amis, ou tenter de s’en faire si on n’en a pas. L’agressivité sur Twitter n’a jamais, je crois, rendu quiconque heureux.

Voilà, il me semble en gros que c’est tout ce que j’avais à dire sur le sujet. J’ai bien peur de ne contenter personne et de me mettre tout le monde à dos, mais au moins j’aurai tenté, dans ma grande candeur idéaliste et, c’est vrai, un peu niaise, de dire mon sentiment cette situation un peu triste.

Bonne nuit (car pour moi, c’est le soir^^).

6 réflexions au sujet de « Un retour sur le REC »

  1. Réaction très intéressante, merci pour ce point de vue.

    Pour Astronogeek vous dites n’en connaître que ce qu’on vous en a dit, donc voilà les faits de manières plus factuelles, j’espère que cela vous éclairera :
    – Un jour il a balancé une série de tweet volontairement provocateurs pour une démonstration sur la cancel culture (ne sachant pas à ce moment là à quel point ça allait marcher), et l’un d’eux était : « Il m’arrive régulièrement l’amour à ma moitié au réveil, le matin, alors qu’elle dors encore. Paraît que c’est du viol, et je m’en bat les couilles. Parce que si c’est du viol, alors c’est moi qui suit violé une fois sur deux. ». Entre temps il a présenté à plusieurs reprises ses excuses aux les victimes de viol pour cette déclaration. Sur cette seule base, il est néanmoins toujours qualifié de violeur par toute une masse de tweets.
    – Il est effectivement féru d’armes à feu, et à ce titre à fait le choix d’apparaître dans une vidéo (pas sur sa chaîne) avec un autre passionné qui s’avère être d’extrême droite.

    À ma connaissance, voilà l’ensemble des faits qui lui valent d’être classé comme d’extrême droite (et violeur).

    En dehors de ça il fait de la vulgarisation depuis plusieurs années, y compris sceptique. Un de ses coups de maître reste l’organisation du crop circle de Saraltroff (allez voir, ça vaut le détour, quoi qu’on pense du personnage).

    1. « Il m’arrive régulièrement *de faire* l’amour », désolé pour les mots manquants.

      Pour être complet, il a aussi exhibé des armes à feu dans des intro de vidéo pour la blague.
      (je ne juge pas que c’est drôle ou douteux, j’expose les faits).

      Sur la base de tous ces faits, Il est accusé d’être un violeur, de faire l’apologie du viol, d’être d’extrême droite, d’être masculiniste (ça c’est sur la base des précédentes accusations, il n’y a pas d’acte précis derrière cette accusation), et je sais que j’en oublie plusieurs.
      Suite au tweet sur le viol, il a subit une shitstorm (qu’on peut qualifier de vague de harcèlement, sans juger du fait qu’elle soit méritée ou pas) qui l’a poussé à se retirer de Tweeter.

      Maintenant mon avis personnel qui n’engage que moi: c’est un peu excessif.

  2. Bonjour,
    méfions nous des informations qui vous arrivent par notre bulle d’information. il est toujours pertinent de croiser nos sources, surtout lorsqu’elles sont militantes.
    Concernant monsieur Thiry, au lieu de présenter vos excuses si vos propos sont erronés, il serait plus constructif d’affûter vos informations et de suspendre votre jugement avant d’avoir les bonnes informations. Nous connaissons tous le principe de Brandolini, il est bien plus difficile de corriger un mal que de le diffuser initialement.
    Je tiens par ailleurs à attirer votre attention sur le fait que la collection d’arme n’est aucunement l’apanage de l’extrême droite. Par le passé, nombre de groupes d’extrême gauche et/ou anarchistes ont souvent fait usage et collections d’armes.. (Je vous citerais en vrac et non exhaustivement, le camp républicain pendant la guerre d’Espagne, les groupes terroristes du type action directe, la résistance communiste pendant la guerre de 39-45, etc etc..)
    Les armes peuvent devenir nécessaires dans certaines circonstances, elles sont des outils intrinsèquement apolitiques.
    Enfin comme vous ne vous considérez pas sceptique, je vous signalerais que le déshonneur par association est un biais connu.

    1. Je suis d’accord : je ne vois pas ce qui placerait invariablement un collectionneur d’arme à l’extrême droite. J’ai connu un vieux monsieur, décédé à présent, qui était un ancien grand résistant, chef de réseau etc. Un de ceux qui ont fait le job face aux nazis… Il était un incroyable collectionneur d’armes et j’aurais bien voulu voir quelqu’un le qualifier de facho ou de ce que vous voulez dans ce champs lexical.
      Bien à vous,
      S.

      1. Il ne dit pas que collectionner les armes place invariablement à l’extrême-droite. Il donne des éléments qui, mis ensemble, dessinent un profil.

    2. Je trouve sa démarche suffisante car je comprends qu’on aie mieux à faire que de se documenter sur ces polémiques. C’est beaucoup de temps, et c’est à chacun de décider pour soi de comment dépenser son temps. Présenter des excuses à défaut est la chose à faire me semble-t-il si on n’a pas de temps à consacrer à des recherches jugées peu utiles.
      D’autre part il n’est pas écrit que la collection d’armes soit l’apanage de l’extrême-droite, mais qu’elle est un indice, ce qui est très différent.

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